vendredi 2 septembre 2016

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Aujourd'hui rien ne se passe, hier rien ne se passe, le jour d'avant rien ne se passe. J'ouvre les fenêtres pour faire un courant d'air. Seul indice du temps, la brise. Les jours d'été dégoulinent infiniment le long du mois d'août qui s'étire, qui s'étire... Et puis septembre. J'attends avec impatience le jour de mon affectation. Impatience ? C'est un euphémisme : je me plonge dans un coma auto-induit en attendant, enfin, d'avoir la réponse. De me remettre en mouvement. Chercher un appartement, restaurer un équilibre.

mercredi 20 avril 2016

Le voyage







Drôle,



De se dire que beaucoup de voyageurs sont perdus en fait, 
dans leur tête 


mais ça semble logique 


puisqu'ils essaient, d'une certaine manière, de faire concorder leur état mental

à leur statut 


géographique.


Ils cartographient l'intérieur de leur crâne, le projettent sur le sol, se baladent dedans et espèrent


se guérir un peu


en foulant le


hasard.